ORCUS


territoire/relation/mobilité



La station de métro Saint -Guidon. Architecture circulaire, de verre, d'acier et de béton, achevée en 1982. Cet édifice est comme la face visible d'un iceberg, en dessous et en profondeur, une autre station encore plus grande reste inachevée…


Lorsque je regarde cet ensemble, j'hésite entre un sentiment de légèreté ou de lourdeur, de mobilité ou d'immobilité. La circularité de cette architecture me fait penser à un O.V.N.I, mais celui-ci est paré de grandes vitres de verre, laissant apparaître le noyau du vaisseau, contrairement à l'image que l'on se fait  habituellement des soucoupes volantes de science fiction…


Le rôle du verre est de confondre  le dedans / dehors, et on s'engouffre aussi vite que l'on sort de la "bouche" du métro devenu ogre,  à priori  ce bâtiment n'est pas fait pour qu'on y demeure. Ce Vaisseau immobile agit comme une porte spatio-temporelle aux destinations inconnues de moi/observateur.


Pourtant ses dimensions sont celles d'un temple, sorte de cathédrale moderne du mouvement et de la circulation avec un "M" majestueux accroché en guise de signal, céleste ? M comme Mouvement, Manger, Mugir…  Nous sommes aux portes d'un royaume souterrain, et le paradigme est grand…


Le regard que je propose de poser sur cet édifice est donc orienté vers le transit incessant de ses nombreux voyageurs, visiteurs/occupants éphémères d'un vaisseau apparemment inerte, sommeil digestif.

<<<

>>>